Le Bouton Rouge vous Sauvera

Je n'ai jamais vraiment fait partie des premiers lorsque j’étais plus jeune, que ce soit dans le sport ou à l'école (à l'école, c’est certain !), mais je me suis toujours accroché.

Plus tard dans ma vie, à mesure que ma capacité d’être un leader a progressé, je me suis souvent retrouvé à des postes de direction parce que je savais comment me connecter avec les gens.

Grâce à ma formation de base dans l'armée, puis à l'école de combat et enfin en tant que recrue de la police, j'ai toujours été récompensé par une sorte de reconnaissance.

Si vous connaissez mon histoire, vous savez donc que je souhaitais continuer à poursuivre dans les opérations spéciales en tant que policier.

J'étais membre de notre unité de plongée, et j'ai eu la chance de faire partie de notre unité canine avec mon partenaire Rogue, qui était un animal incroyable. Nous avons fait de la compétition ensemble pour remporter des championnats nationaux canins, et capturé des centaines de méchants... c’était vraiment des bons moments.

Moi, ce que je voulais, c’était faire partie du GIGN, mais mon corps était devenu si flasque que je suivais les dernières trouvailles en matière de programme de nutrition et d’exercice.

Sans me dégonfler, j'ai inscrit mon nom pour le programme d'entraînement, et je me suis présenté le premier jour au début du mois d'avril 2005...

Pour vous donner une idée de mon manque de préparation (même si je pensais être prêt), après 2 tours de gymnase, nous nous sommes lancés dans une course rapide sur environ 1 kilomètre, et j'ai commencé à me vomir dessus pendant que je courrais…. affreux !

Mais je me suis accroché et j’ai terminé la semaine.

Le samedi matin, je suis allé chez un masseur pour essayer de soulager certains des nœuds qui se trouvaient dans mon dos, qui s'étaient développés après avoir été en position de tir toute la semaine.

Je suis rentré à la maison pour le 4ème anniversaire de notre fille, et j'ai dit à ma femme que j'abandonnais. À 34 ans, courir comme à 20 ans, c’était bien trop pour moi.

J'avais déjà vécu ça à l'entraînement de base de l'école de combat, avec les exercices de 8 semaines sur le terrain et les opérations musclées... Je n'avais plus besoin de ce genre de truc, n’est-ce pas ?

Je suis monté à l'étage pour m’allonger sur le lit, et j'ai réfléchi à ce que j’allais dire en appelant mon chef d'équipe. J’allais lui dire que je ne reviendrais pas lundi, et j’allais reprendre mes fonctions de police habituelles.

J'ai attrapé le téléphone, puis la porte de la chambre s'est ouverte. Ma femme est entrée, s'est assise au bout du lit et m'a dit de raccrocher.

Elle m'a rappelé pourquoi j'avais décidé de rejoindre le GIGN, et que m’accrocher et exceller faisait partie de mes valeurs.

Elle m'a rappelé que je n'avais JAMAIS quitté quoi que ce soit dans ma vie qui soit digne de s’accrocher ou de se battre.

Elle m'a rappelé que si j’abandonnais maintenant, alors je serais remplie de regrets et que je ne serais pas en mesure d’affronter les regards méprisants de mes collègues lorsqu’ils sauront que j’ai lâchement abandonné la formation...

J'étais abattu, meurtri et extrêmement fatigué. J'étais arrivé à mon point de rupture.

Elle a quitté la pièce pour me laisser réfléchir à ce qu'elle venait de me dire... et au fond de moi, je savais qu'elle avait raison.

Je ne pouvais pas retourner au poste de police tout en sachant que j'avais échoué à un certain niveau. Je serai incapable d’assumer la situation vis-à-vis de ma famille et de mes amis. Il m’était impossible de vivre avec ce genre de culpabilité.

Tandis que j'étais allongé sur mon lit, j'ai commencé à me concentrer sur la manière dont je pouvais me motiver mentalement afin d’atteindre mon objectif.

Dans ma tête, un grand cadran rouge se dessinait dans mon esprit. On y voyait une grande aiguille dessus, et tout autour du cadran se trouvaient des chiffres de 1 à 10.

La grande aiguille affichait 4… LE CHIFFRE 4 !!?? Je n’avais jamais atteint le chiffre 4 de toute ma vie, et à cet instant-même, tout ce qu’il me fallait était un 10, et rapidement.

 

J'ai commencé à repenser à la semaine dernière, et à certaines des bonnes choses qui s’étaient produites – clic, l’aiguille passe à 5 –

 

J'ai commencé à me dire que j’allais enfin faire partie du GIGN– clic, l’aiguille passe à 6 –

 

Je me suis souvenu que ma famille était là pour me soutenir – clic, l’aiguille passe à 7 –

 

J'ai repensé à certaines des difficultés les plus dures à traverser que j’avais pourtant surpassé par le passé – clic, l’aiguille passe à 8 –

 

J'ai ressenti un sentiment de fierté, comme ce qu’on ressent lorsque l’on vient d’accomplir quelque chose de grand – clic, l’aiguille passe à 5 –

 

J'ai décidé que l’échec ne faisait plus partie de mon vocabulaire, et que seul le terme RÉUSSIR devait être utilisé – clic, l’aiguille passe à 10 –

Tandis que j'étais allongé sur mon lit, l’aiguille se trouvait à 10 sur le cadran rouge. J'étais à présent mentalement prêt pour continuer, et en plus de continuer, j’allais y arriver. Je suis redescendu et j'ai profité pleinement de ma fête d'anniversaire.

Lundi, je suis retourné sur le parcours d’entraînement, et je me suis donné les moyens de réussir. Peu importe les obstacles rencontrés, je les ai surpassés. Je me concentrerais constamment sur l’aiguille de mon cadran rouge interne afin de m’assurer qu’elle restait bien sur le 10.

Et vous savez quoi? J'ai terminé premier à l’entraînement.

Est-ce que l’aiguille de votre cadran pointe bien sur le chiffre 10 ? Si ce n’est pas le cas, prenez un moment pour repenser à toutes les choses positives qui vous sont arrivées afin d’arriver à 10.

Continuez à vous accrocher – je crois en vous.

 

- Todd

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